MADAGASCAR OÙ LE CIRQUE DÉMOCRATIQUE

Publié le par Angola-Inteligente

©solo, AFP Texte par FRANCE 24    Les députés malgaches ont voté à une très large majorité mardi soir la destitution du président Hery Rajaonarimampianina, accusé de non-respect de la Constitution, et plus généralement d'incompétence.  À une très large majorité, les députés de Madagascar ont voté, mardi 26 mai, en faveur de la destitution du président Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier, élu en décembre 2013, est notamment accusé d'avoir violé la Constitution, au risque de replonger la Grande Île dans une nouvelle crise politique.  La Haute Cour constitutionnelle doit désormais se prononcer sur le bien-fondé de la déchéance du président, votée par 121 députés contre 4, sur 125 votants, parmi les 151 députés de l'Assemblée nationale. La majorité des deux tiers requise pour obtenir la destitution du président était de 101 voix.  "Pour moi, s'il est incompétent, il vaut mieux qu'il quitte le pouvoir !", avait tonné mardi le député Tinoka Roberto, avant le vote de l'Assemblée.  Inertie, tâtonnements et inefficacité  Proche de l’ancien président Andry Rajoelina, Christine Razanamahasoa a elle cité plusieurs cas de violation de la Constitution par le président, selon elle : non-respect de la séparation du pouvoir entre exécutif et législatif, non-respect du délai de promulgation des lois, ingérence dans les affaires de l'Assemblée nationale, obstacle à l'instauration d'une commission électorale indépendante, menace de dissolution de l'Assemblée nationale...  Si l’actuel président a su renouer avec les bailleurs de fonds étrangers qui avaient tourné le dos au pays après le coup de force de 2009, ses détracteurs et la société civile lui reprochent son inertie, ses tâtonnements et son inefficacité.  Cette destitution sonne comme un nouveau coup dur pour Madagascar. L'élection démocratique - la première depuis 2006 - d'Hery Rajaonarimampianina avait en effet laissé croire que le pays pourrait enfin sortir de la très grave crise politique et économique dans laquelle il était plongé depuis le renversement du président Marc Ravalomanana par le maire d'Antanarivo Andry Rajoelina, en 2009.  Expert-comptable de formation, M. Rajaonarimampianina avait promis à la population une vie meilleure. Élu avec le soutien de l’ex-président Andy Rajoelina, il avait rapidement pris ses distances avec son mentor, se retrouvant sans base politique.  Avec AFP
©solo, AFP Texte par FRANCE 24    Les députés malgaches ont voté à une très large majorité mardi soir la destitution du président Hery Rajaonarimampianina, accusé de non-respect de la Constitution, et plus généralement d'incompétence.  À une très large majorité, les députés de Madagascar ont voté, mardi 26 mai, en faveur de la destitution du président Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier, élu en décembre 2013, est notamment accusé d'avoir violé la Constitution, au risque de replonger la Grande Île dans une nouvelle crise politique.  La Haute Cour constitutionnelle doit désormais se prononcer sur le bien-fondé de la déchéance du président, votée par 121 députés contre 4, sur 125 votants, parmi les 151 députés de l'Assemblée nationale. La majorité des deux tiers requise pour obtenir la destitution du président était de 101 voix.  "Pour moi, s'il est incompétent, il vaut mieux qu'il quitte le pouvoir !", avait tonné mardi le député Tinoka Roberto, avant le vote de l'Assemblée.  Inertie, tâtonnements et inefficacité  Proche de l’ancien président Andry Rajoelina, Christine Razanamahasoa a elle cité plusieurs cas de violation de la Constitution par le président, selon elle : non-respect de la séparation du pouvoir entre exécutif et législatif, non-respect du délai de promulgation des lois, ingérence dans les affaires de l'Assemblée nationale, obstacle à l'instauration d'une commission électorale indépendante, menace de dissolution de l'Assemblée nationale...  Si l’actuel président a su renouer avec les bailleurs de fonds étrangers qui avaient tourné le dos au pays après le coup de force de 2009, ses détracteurs et la société civile lui reprochent son inertie, ses tâtonnements et son inefficacité.  Cette destitution sonne comme un nouveau coup dur pour Madagascar. L'élection démocratique - la première depuis 2006 - d'Hery Rajaonarimampianina avait en effet laissé croire que le pays pourrait enfin sortir de la très grave crise politique et économique dans laquelle il était plongé depuis le renversement du président Marc Ravalomanana par le maire d'Antanarivo Andry Rajoelina, en 2009.  Expert-comptable de formation, M. Rajaonarimampianina avait promis à la population une vie meilleure. Élu avec le soutien de l’ex-président Andy Rajoelina, il avait rapidement pris ses distances avec son mentor, se retrouvant sans base politique.  Avec AFP

©solo, AFP Texte par FRANCE 24 Les députés malgaches ont voté à une très large majorité mardi soir la destitution du président Hery Rajaonarimampianina, accusé de non-respect de la Constitution, et plus généralement d'incompétence. À une très large majorité, les députés de Madagascar ont voté, mardi 26 mai, en faveur de la destitution du président Hery Rajaonarimampianina. Ce dernier, élu en décembre 2013, est notamment accusé d'avoir violé la Constitution, au risque de replonger la Grande Île dans une nouvelle crise politique. La Haute Cour constitutionnelle doit désormais se prononcer sur le bien-fondé de la déchéance du président, votée par 121 députés contre 4, sur 125 votants, parmi les 151 députés de l'Assemblée nationale. La majorité des deux tiers requise pour obtenir la destitution du président était de 101 voix. "Pour moi, s'il est incompétent, il vaut mieux qu'il quitte le pouvoir !", avait tonné mardi le député Tinoka Roberto, avant le vote de l'Assemblée. Inertie, tâtonnements et inefficacité Proche de l’ancien président Andry Rajoelina, Christine Razanamahasoa a elle cité plusieurs cas de violation de la Constitution par le président, selon elle : non-respect de la séparation du pouvoir entre exécutif et législatif, non-respect du délai de promulgation des lois, ingérence dans les affaires de l'Assemblée nationale, obstacle à l'instauration d'une commission électorale indépendante, menace de dissolution de l'Assemblée nationale... Si l’actuel président a su renouer avec les bailleurs de fonds étrangers qui avaient tourné le dos au pays après le coup de force de 2009, ses détracteurs et la société civile lui reprochent son inertie, ses tâtonnements et son inefficacité. Cette destitution sonne comme un nouveau coup dur pour Madagascar. L'élection démocratique - la première depuis 2006 - d'Hery Rajaonarimampianina avait en effet laissé croire que le pays pourrait enfin sortir de la très grave crise politique et économique dans laquelle il était plongé depuis le renversement du président Marc Ravalomanana par le maire d'Antanarivo Andry Rajoelina, en 2009. Expert-comptable de formation, M. Rajaonarimampianina avait promis à la population une vie meilleure. Élu avec le soutien de l’ex-président Andy Rajoelina, il avait rapidement pris ses distances avec son mentor, se retrouvant sans base politique. Avec AFP

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